mardi 17 décembre 2024

Calidum lumen

On m'a rappelé récemment mes valeurs et mes standards. Précisément ce dont je parlais dans l'article précédent. Je les avais oubliés parce que je n'allais pas bien. Je prends note de ça. Du fait que parfois on s'oublie et qu'il est bon de s'entourer de gens qui vont nous rappeler qui on est et pourquoi on se tient debout. Et ça m'a rappelé aussi que je peux être cette personne qui rappelle aux gens qui ils sont et pourquoi ils se tiennent debout. 


Parce que parfois on oublie. Et qu'on oublie qu'on peut oublier.


Ma crainte, créée par des années de mauvais traitements, d'effacement de moi, de négation de mon intégrité, est que dans mes moments de faiblesse on profite de moi. Qu'on m'assujettisse et qu'on force mes barrières pour ne pas revenir en arrière ensuite. J'ai peur de devoir poser à nouveau ces limites et que cela soit mal reçu. Qu'on pense que je rejette l'autre quand je ne fais que remettre la personne derrière les barrières que j'avais posé avant, mais que je ne gardais pas bien parce que j'allais mal à ce moment-là. Et que si ces barrières sont été franchies, ce n'est pas de ma faute de ne pas les avoir gardées, c'est de la faute de celui ou celle qui les a passées, sachant qu'elles étaient là.


C'est là qu'il est important d'être bien entourée, de pouvoir se confier régulièrement, d'accepter un regard extérieur sur sa ou ses relations. Parce qu'on est pas toujours en état d'avoir suffisamment de recul, ni de se souvenir de nos propres barrières et de nos propres limites.


Je me sens reconnaissante de cet entourage aimant que j'ai autour de moi. Je suis toujours émerveillée de cet amour dans lequel je baigne, c'est une joie et une surprise merveilleuse. Une douceur, une lumière douce comme des loupiotes chaudes dans un recoin bibliothèque couvert de plaids et de coussins. Avec un chocolat chaud. Et des scones au beurre salé. Ca fait tant de bien, c'est la chose la plus précieuse au monde.

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