Petit aperçu de ma méthode de travail, pour ceux que ça pourrait intéresser.
Cette méthode ne s'applique pas à tous mes écrits, essentiellement aux textes qui racontent une histoire. Pour ceux qui sont plus "intimes", qui parlent de sentiments (romancés ou non) j'ai une tout autre approche : je me contente de m'ouvrir le cœur et de laisser tout ça couler sur le clavier. Oui c'est dégoutant, je sais, mais ainsi j'ai la certitude d'être la plus sincère possible.
Mais
revenons-en aux histoires. Ma méthode est simple et je crois qu'elle
est partagée par de nombreux auteurs, je ne prétends pas avoir inventé
quoi que ce soit :
1. D'abord je raconte l'histoire dans les grandes lignes, dans un court texte et dans l'ordre chronologique.
2. Ensuite je découpe ce texte en petits paragraphes qui sont autant de scènes différentes (on peut découper comme pour une pièce de théâtre, en fonction des changements de lieu ou de temps par exemple). Je leur attribue des numéros et je détaille un petit peu plus ce qui se passe à chaque étape.
3. Je déplace ces petits paragraphes pour les mettre dans l'ordre de narration. Je dessine un story board rapide pour visualiser les scènes, les points de vue et savoir ce que je dois décrire dans chaque passage.
4. Dans le même temps je détaille les éléments de mon histoire. Je développe le contexte général, je fais des fiches de personnages, je détaille leur histoire même si elle n'est pas racontée dans mon récit, je fais parfois un plateau pour visualiser les déplacements de tout mes héros (c'est surtout utile quand il y a beaucoup de monde qui part dans tous les sens et qu'on veut être certain de ne pas avoir un personnage qui se téléporte soudain là où il ne devrait pas), je décris les différents paysages dans lesquels ils vont évoluer. Souvent je cherche des illustrations qui, une fois mélangées et retravaillées, vont composer mes décors et mes personnages. Si je savais dessiner je le ferais moi-même, mais j'en suis restée aux bonshommes bâtons j'en ai peur.
5. Je commence à écrire, en suivant les points dans l'ordre de narration. Je raconte d'abord l'histoire en étant assez factuelle.
6.
Je sépare des paragraphes entiers et je teste d'autres fins, d'autres
situations, d'autres lieux, d'autres personnages, pour voir où ça me
mène.
7. Une fois que j'ai trouvé quelque chose qui me convient, je reprend mon récit et je l'étoffe avec des descriptions des décors, des personnages, de ce qu'ils ressentent. Couche par couche, j'épaissis mon histoire. Je continue à changer certains éléments si ça me prends, j'essaie de ne pas me sentir trop coincée par le fait que j'ai déjà écrit beaucoup, et je n'hésite pas à changer tout un pan de mon récit (bon si en vrai j'hésite, mais en tout cas j'essaie de ne pas trop le faire)
8. Je relis. Je change un détail. Je relis. Je change un détail. Je relis. Je fais une pause. Je relis. Je fais une pause. Je relis. Je change un détail. (ad lib)
9. Je suis satisfaite et je n'y touche plus. (nan je déconne je n'arrive jamais à cette étape)
10. Je passe au suivant.
Voilà c'est comme ça que je fais. C'est peut-être pas la méthode la plus efficace ou la plus pertinente, mais pour moi elle fonctionne très bien.
Notes additionnelles :
-
Les légos sont super pour faire des plateaux de personnages. On peut
les déplacer facilement , et ils ne tombent pas quand on mets un coup de
coude dedans en voulant chasser une mouche de sa tasse de thé à la
menthe, par exemple.
- Le dictionnaire des synonymes est mon ami. Le chocolat aussi.
- Une bonne marche est le meilleur remède contre le manque d'inspiration. Le chocolat aussi.
- Avant je pouvais passer des jours entier à chercher un mot ou une expression bien précise. Maintenant je mets entre crochets ce que je veux dire et j'y reviens plus tard. Parfois même rien qu'en faisant une périphrase pour décrire mon idée je retrouve le mot en question.
-
Parfois une histoire ne vaut pas le coup qu'on la raconte. Tout n'est
pas à garder, il faut l'accepter et passer à autre chose.
E.
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