J'ai pensé à toi ce soir.
Difficile de faire autrement, puisque la personne avec j'ai passé la soirée te connait si bien et m'a demandé comment j'allais. J'ai forcément parlé de toi et elle a forcément parlé de toi elle aussi.
J'ai découvert qu'elle te connait si bien et si peu, j'ai compris que tu as gardé ta partie sombre cachée aux yeux de tous. Ce n'est pas moi que tu as mis de côté, c'est le monde entier.
Ce n'est pas de ta faute, tu as été élevé comme ça, tu as appris à taire qui tu es, ce que tu ressens, dans la douleur. Ces leçons-là s'apprennent dans la douleur, et elles restent marquées à jamais dans la chair.
Peut-être que tu ne t'en sortiras jamais. Peut-être que me faire sortir de ta vie était un appel au secours ? Ou une bouée pour ne pas sombrer ?
Je ne sais pas.
Tu es toujours fermé, et même quand je tends doucement une main tu ne la saisis pas. Tu as sans doute peur que je morde la tienne, et je ne peux pas t'en blâmer. Je n'ai pas été douce avec toi depuis que tu m'as quittée.
Je suis navrée pour toi, pour nous, pour moi.
Ça n'aurait pas dû se terminer comme ça.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire