samedi 27 décembre 2025

Baudruche

Quelle ironie qu'est la vie. Elle vous donne à croire que ça ira mieux. Que certaines choses peuvent être belles, qu'elles peuvent durer, qu'elles peuvent être vraies. Et moi, naïve, stupide petite fille avec mon stupide coeur dans les mains, je tombe dans le panneau tout le temps. Et je m'éclate au sol, je pleure sur ces idéaux envolés, ces espoirs dégonflés. 

Stupide ! 

Je ramasse les morceaux de moi. Et puis j'y crois à nouveau, avec un nouvel être, comme si ça n'allait pas arriver encore. Comme si cette vie n'allait pas être une continuité interminable de déceptions et de brisages de coeur. Encore et encore et encore. Toujours la face dans la boue. Toujours le coeur en morceaux. 

Stupide ! 

Je n'apprendrai donc jamais.

mercredi 24 décembre 2025

Printemps à Noël

Il est des rencontres que l'on fait et qui vous renversent comme un labrador fou qui vous saute dessus. On se prend ces personnes en pleine face, sans prévenir, sans trop savoir quoi faire de cet afflux soudain.

Cette rencontre me bouleverse, renverse mes priorités, me fait voir l'avenir sous un tout autre prisme. Je respire à nouveau, je vois de la lumière à nouveau, j'ai l'impression de sortir de mon cocon, doucement. 

C'est une sensation à la fois rassurante, chaleureuse, confortable et sereine, mais aussi effrayante, mais d'une bonne façon. Enthousiasmante. Comme des retrouvailles après une longue séparation. Des retrouvailles avec un inconnu qui ne me semble pas si inconnu. Un inconnu qui me manque alors même que je ne l'ai encore jamais tenu dans mes bras.

Je ne comprends pas ce qui se passe, mais mon corps, lui, a compris. Il s'éveille, s'étire, se déploie et s'étend. Je revis.