La solitude pèse plus lourd quand on est entouré.
C'est un sentiment plombant, de voir des gens se préoccuper de soi, nous entourer, mais ne pas ressentir leur chaleur, ne pas désirer leur présence, leur amitié. Parce que je n'ai pas faim d'amitié, j'ai faim d'amour profond, romantique, intime.
C'est ça que je désire, de l'intimité. Quelqu'un qui me choisisse et ait envie d'être contre moi. Ne plus me coucher seule tout le temps. Ne plus attendre qu'on ait du temps en trop à m'accorder. Je ne veux plus me contenter du surplus, ni de marques d'affection virtuelles, de câlins par écran interposé, de bonne nuit dans mes messages, avec des smiley en guise de compagnons. Parce que même avec toutes ces douceurs numériques je reste seule dans mon lit, seule dans la journée, à espérer une miette de temps, une soirée, une heure vite fait en présentiel, pour pouvoir toucher un être humain et espérer qu'il m'aime.
Je ne veux plus être la friandise qu'on s'accorde hors de son quotidien. Je veux être le quotidien. Je veux être le personnage central de l'histoire.
En attendant, je pleure sur mon sort et je tâche de maintenir en vie des relations qui ne me rendent pas heureuse. où je suis placée sur l'extérieur, pour un petit extra, des fois qu'on ait une soirée de libre.
Je suis fatiguée de ces efforts inutiles. Fatiguée de lutter contre cette douleur là dans ma poitrine, ce hérisson. Fatiguée, fatiguée.